Russie-Occident : philosophie d’une différence PDF

Le Bouddha prononçant le discours de Vārānasī sur russie-Occident : philosophie d’une différence PDF quatre nobles vérités pour ses anciens condisciples, à la suite de son éveil. Le bouddhisme comporte une telle dimension philosophique qu’il est perçu par un certain nombre de ses pratiquants comme philosophie plutôt que religion. Philosophie ou refus de la spéculation philosophique ?


Reliée à l’histoire de la Russie, avec un éclairage philosophique, cette étude tente d’analyser la nature de la perestroïka et la nécessité de la coexistence entre Russie et Occident. « Copyright Electre »

Tout ce qui est venu à l’existence résulte de conditions, de volitions, de l’interdépendance. Tout ce qui est impermanent est insatisfaisant. Tout ce qui est insatisfaisant n’est pas moi, n’est pas mien, n’est pas un  soi . La plupart de ces éléments étaient empruntés au fond indien extra-bouddhique, sans rapport avec ce que le Bouddha avait enseigné. Or il ne pouvait être question de rejeter la parole du Bouddha telle qu’elle était contenue dans le canon.

Ils furent ainsi conduits à exercer leurs esprits subtils pour concevoir des solutions d’une profonde originalité. Cependant ces enseignements classiques, et de portée spirituelle plutôt que philosophique, ne sont que le point de départ de ce qui deviendra une pluralité de traditions philosophiques et religieuses. En philosophie particulièrement, tout le spectre des positions et options possibles a, à un moment ou l’autre, été l’objet d’élaborations et de débats. L’hindouisme, qui est proche historiquement et géographiquement du bouddhisme, présente lui aussi une telle variété. Pareillement, et à l’instar de la scolastique occidentale, toute philosophie s’inscrit dans le cadre de la religion. Il ne s’agit pas là de dogmes, mais d’hypothèses dont l’acceptation permet d’entrer dans la voie bouddhique en vue de la libération que celui-ci promet. Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi.

Prajñāpāramitā, la déité personnifiant la  perfection de sagesse , plus précisément l’ intelligence intuitive transcendante . La non-dualité désigne l’identité essentielle de nombreuses distinctions ou oppositions, reconnues valides, ou seulement utilitaires en une première approche, mais finalement redéfinies comme n’étant que différents aspects d’une même réalité. Le bouddhisme mahayana expose la non-dualité du samsara et du nirvāṇa, de la forme et de la vacuité, de l’objet et du sujet, etc. Il n’y a ni identité ni différence, ni asservissement ni libération.

Nobles fils, puisqu’ils sont comme les rêves de la nuit dernière, vous devriez savoir que samsara et nirvana n’ont ni avènement ni cessation. Dans cette réalisation il n’y a ni gain ni perte, ni adoption ni rejet. Des notions telles que non-effort, non-soi, non-méditation, non-pensée, etc. En revanche, le bouddhisme hīnayāna maintient une dualité apparemment irréductible entre nirvāṇa et saṃsāra : l’éveil n’est pas décrit comme une réalisation non-duelle, mais comme une libération du saṃsāra, un accès à « l’autre rive ». Ce monde est supporté par un dualisme, celui de l’existence et de la non-existence. Mais quand on voit avec juste discernement l’origine du monde tel qu’il est,  non-existence  n’est pas le terme qu’on retient. Cittamatra, esprit seulement, et le Madhyamaka, voie du milieu.

La conscience qui  crée  le monde est l’ultime nature-de-bouddha lorsque son reflet se particularise dans la conscience individuelle, et que celle-ci ne se reconnaît pas en tant que nature-de-bouddha. Elles ne relèvent ni de l’être ni du néant. La conscience fondamentale manifeste les mondes. La seconde grande école, le Madhyamaka, se veut plus achevée : dans sa foncière insondabilité, sa transcendance, la Nature-de-Bouddha ne saurait être appréhendée, et la seule philosophie valide ne saurait être que radicalement négative.

Nāgārjuna l’exprime aussi de cette façon dans le Madhyamakakārika :  Où que ce soit, quelles qu’elles soient, ni de soi ni d’autrui, ni de l’un ni de l’autre, ni indépendamment de l’un et de l’autre, les choses ne sont jamais produites . Cette philosophie constitue l’aboutissement conséquent et radical de la doctrine de la vacuité. OOjs UI icon alert destructive black-darkred. Toutes les choses extérieures sont les mêmes, il n’y a pas de différence entre elles, et le sage ne distingue pas entre elles. Pour gagner cet état d’indifférence, on doit sacrifier tous les instincts naturels.

Je peux m’aventurer à affirmer que nous ne sommes rien qu’un faisceau ou une collection de perceptions différentes, se succédant avec une rapidité inconcevable, et qui sont dans un flux et un mouvement perpétuels. Le moi n’est pas une entité invariable, définie et nettement délimitée. C’est en partie ce point de vue, en partie la peur de ce point de vue qui conduit aux aberrations les plus délirantes, pessimistes et optimistes, religieuses et philosophiques. Par ailleurs, la philosophie bouddhiste et l’idéalisme kantien sont parfois considérés tous deux comme un  scepticisme ontologique , de par la façon qu’ils ont tous les deux d’aborder la question de l’Être. Edward Conze, Le Bouddhisme, Payot, 2002. Sûtra de l’Entrée à Lankâ, Lan kāvatārasūtra.

Traduit de la version chinoise de Shikshânanda, par Patrick Carré. Voir Roger-Pol Droit, Présences de Schopenhauer, Grasset, 1989. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 19 juin 2018 à 13:06. La BD « Vols de merde » est sortie ! Après la sortie du livre « Vols de merde, les pires histoires de l’aviation », retrouvez les aventures incroyables des navigants les plus déjantés et des passagers hors normes à bord de cette bande dessinée signée Par Perna, Cédric Ghorbani et François Nénin aux édition Hachette Comics !