Sociologie des troubles mentaux PDF

Cet article sert régulièrement de base à des conférences. Novembre 2002, texte désormais disponible en ligne ICI. Sociologie des troubles mentaux PDF graves atteintes narcissiques Tout échec, chez qui que ce soit, et de quelque type qu’il soit, implique, presque par définition, une « atteinte de l’image de soi ». Mais l’échec scolaire tend à aggraver ces réactions habituelles, pour quatre raisons au moins.


Éthique, pratique, économique, politique, la question de la santé mentale ne peut rester de la seule responsabilité des professionnels du soin. Les troubles mentaux (ou psychiques) posent aux citoyens de nombreuses questions : d’où vient l’augmentation de leur fréquence ? Comment prévenir leur apparition et mieux les prendre en charge ? Comment impliquer la famille et les proches dans les soins ? Comment ne pas stigmatiser les malades ? Comment protéger la société des personnalités classées comme dangereuses ?
La sociologie, sans être exclusive d’autres approches disciplinaires, apporte un éclairage spécifique : elle envisage le trouble psychique comme un phénomène social et elle saisit les processus de prise en charge dans leurs dimensions relationnelle, organisationnelle et politique. Ce livre propose ainsi une synthèse sur la sociologie du trouble mental, et convoque les statistiques, les théories, l’histoire de l' » étrangeté d’âme  » et de la psychiatrie, mais aussi le point de vue des professionnels et celui des malades.
Le soin en santé mentale et les représentations de l' » anormal  » apparaissent alors comme des enjeux de société.

Autrement dit, l’enfant est narcissiquement dépendant, dans des proportions bien plus grandes que l’adulte. L’échec est précoce Les enfants qui réussissent mal à l’école, même ceux qui n’échouent pas dans les classes de l’enseignement spécialisé, sont presque toujours en grande difficulté dès le Cours Préparatoire. Voir sur ce point les études ministérielles sur les corrélations entre la scolarité en Cours Préparatoire et la réussite au Lycée. L’échec scolaire n’est probablement que très exceptionnellement le fruit de « circonstances malheureuses ».

Peu de « hasards » ici : ce sont les plus « fragiles » qui échouent. L’école est au cœur des valorisations des enfants Enfin, aujourd’hui, dans nos sociétés développées, la scolarité est devenue, dans presque tous les milieux, la tâche essentielle des enfants : on demande d’abord à un enfant de « bien travailler à l’école ». Le plus souvent, même, on ne lui demande que cela. Le travail scolaire est ainsi devenu sa plus importante source de reconnaissance, sinon la seule. Il consiste à effacer les traces conscientes de ces pulsions ou tentations.

Le simple refoulement ne peut guère jouer ici, car les pulsions internes ne sont pas directement en cause. L’enfant, lui, tend à « agir » ses régressions. Il ne se réfugie pas mentalement dans des souvenirs agréables, comme le fait parfois l’adulte, et plus souvent encore la personne âgée. Il actualise dans des conduites ces situations antérieures. La gestion psychopédagogique des problèmes posés par ces mécanismes régressifs est assez difficile.