Soignants/Soignés : Pour une approche anthropologique des soins infirmiers PDF

Soignants/Soignés : Pour une approche anthropologique des soins infirmiers PDF de Formation en Soins Infirmiers de plusieurs régions françaises pendant plus de trois ans. Nursing Training Schools of several French regions for more than three years.


Les soignants comme les soignés sont porteurs d’histoires, d’expériences et de savoirs qui influencent leurs pratiques de soins et leurs rapports à la différence. Ce simple constat constitue à lui seul le fil directeur de ce manuel, présenté à partir d’axes thématiques en lien avec les préoccupations et les difficultés des usagers et des professionnels de santé rencontrés. Les apports de connaissance sont illustrés par des exemples tirés du «terrain» : ils s’appuient sur des études réalisées en milieu hospitalier, mais aussi en secteur libéral et à domicile dans différentes cultures. En effet, Anne Vega cherche à initier les soignants aux principaux apports de sa discipline, l’anthropologie, dès lors qu’ils sont susceptibles d’enrichir et d’améliorer les relations avec les soignés (les représentations de la santé et de la maladie ; les catégories de l’autre et du semblable ; les organisations de la famille, les représentations de la naissance et de la mort). Son ouvrage s’adresse également aux étudiants (para) médicaux. En plus d’apports méthodologiques et théoriques généraux – issus également de la sociologie -, ils trouveront dans ce manuel de nombreuses pistes bibliographiques (réactualisées) pour la réalisation de leurs mémoires.

° Des apports méthodologiques et théoriques généraux
° Des exemples tirés du «terrain»
° Des synthèses et des exercices amènent progressivement le lecteur à s’interroger sur ses propres pratiques soignantes
° De nombreuses pistes bibliographiques commentées et réactualisées, en phase avec les programmes universitaires (LMD, facultés).

Anne VEGA
Docteur en anthropologie sociale et ethnologie de l’EHESS-Paris, Anne Vega a d’abord travaillé auprès de populations kurdes en Turquie, puis en région parisienne. Les problèmes rencontrés par des femmes hospitalisées l’ont ensuite poussée à se spécialiser dans la divulgation des sciences humaines, et dans les recherches de terrain auprès des professionnels de la santé (infirmiers, personnels hospitaliers, médecins généralistes). Elle enseigne parallèlement en formations initiales et continues (à l’Assistance Publique, dans les universités de Lille et de Paris-Est).

Si le rattachement à l’université est obligatoire pour l’obtention du grade de licence, elle peut se faire sous différentes formes. La formation reste professionnelle et les objectifs principaux sont de placer l’étudiant dans une dynamique de transférabilité des connaissances et des ressources dans des contextes de soins. La place des sciences humaines et sociales dans le nouveau référentiel Ce référentiel vise donc l’harmonisation des formations mais dans les faits, les établissements conservent une marge de manœuvre et l’organisation des unités d’enseignements, les enseignements dispensés et les critères d’évaluation des étudiantes sont finalement variables. 25 heures de CM, 10 heures de TD et 15 heures de TP. Caractériser les principaux concepts en sociologie, anthropologie, ethnologie ».

L’intitulé est vaste et le terme de concept divise les formatrices. Il revient à l’intervenant de faire le tri avec les éléments de contenus référencés dans le programme afin d’élaborer un cours structuré et pertinent. Explorer la signification de la santé dans un contexte de diversité culturelle et sociale, diversité des valeurs et des croyances ». Identifier les caractéristiques sociales et psychosociales pouvant influencer la représentation de la santé et de la maladie chez une personne ou un groupe de personnes et la participation aux soins  ». Expliquer les liens entre la demande de relation et de communication des personnes et les contextes psychologiques et sociaux  ».

Développer une vision intégrée de la personne humaine et de sa santé ». Une réflexivité à géométrie variable Les unités contributives source de tensions Très souvent et comme il est recommandé dans les établissements, les universitaires dispensent des cours magistraux, aux formatrices de prendre en charge les travaux dirigés. Ces tensions s’inscrivent dans le cadre de l’application du nouveau référentiel réalisé péniblement en 2009 dans l’urgence, donnant lieu à une restructuration de la formation et une transformation dans la manière de guider pédagogiquement les étudiantes mais aussi à un changement dans les objectifs de la formation. Cela étant, le rapport aux différents types de savoir divise les formatrices. Pour certaines, le nouveau référentiel est synonyme d’opportunité et d’évolution de la profession, et, même s’il demande des ajustements, il donne la possibilité aux étudiantes d’approfondir leur champ de connaissances afin d’avoir une approche globale du soin, et aussi, il permet une reconnaissance de statut, de diplôme et donc de reconnaissances salariales. Une formatrice travaillant en IFSI depuis 4 ans me dira : « On demande aux étudiants d’avoir une posture réflexive, il serait aussi temps que nous, les formateurs, on soit aussi dans cette posture-là. La notion de réflexivité est sujette à des définitions multiples parmi les formatrices mais souvent, c’est « l’analyse de la pratique » qui définit la posture réflexive.