Supporters du PSG : une enquête dans les tribunes populaires du Parc des Princes PDF

Dernière mise à jour : 21 mai 2017. Les supporters du Paris Saint-Germain Football Club supporters du PSG : une enquête dans les tribunes populaires du Parc des Princes PDF et soutiennent le club de football français du PSG. 2 août 1978 à la suite d’une modification de tarification au Parc des Princes. Le Kop K est également actif en déplacements, comme le signalent nombres d’articles des programmes de matches du club.


Ce livre est le premier livre sur les supporters du PSG fondé sur une véritable enquête de terrain, menée parmi les plus connus d’entre eux : les « ultras » du « kop de Boulogne ». Il revient sur une époque récente mais révolue, où les supporters de football représentaient une forme d’expression populaire qui a été peu à peu étouffée par les intérêts économiques et la « disneylandisation » des stades.

Cette problématique du KOP K, le virage Boulogne en hérite. 150 supporters pour chaque déplacement et un maximum de 1. 200 à Lille en janvier 1972. Les modèles du Kop K puis du Kop Of Boulogne sont, dès l’origine, britanniques. Le choix même du terme  Kop  qui désigne la tribune des supporters en anglais est adopté en référence au Kop d’Anfield. L’anomie a le vent dans le dos à Paris en 1978, mouvement punk oblige, et il n’est pas très étonnant de voir Boulogne essayer de suivre ce modèle britannique. Les artifices les plus divers sont d’usage dès 1980 au KOB afin de mettre l’ambiance : fumigènes, chlorate, corne de brume, écharpes, drapeaux, bâches, et autre voile.

C’est dans le virage Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l’occasion de la finale de la Coupe de France 1982. C’est presque un match à l’extérieur pour le KOB qui peut alors compter sur 1 000 à 1 500 supporters. Ce match reste notamment dans les mémoires pour l’invasion du terrain par les supporters du PSG durant plus d’une heure. Entre 1978 et 1985, la tribune Boulogne reste largement ouverte aux supporters adverses, et les incidents sont très nombreux avec ces derniers et aussi avec les forces de l’ordre. La saison 1985-1986 voit l’émergence du premier groupe Ultras : les Boulogne Boys. Les Boys profitent d’une série d’actions stupides d’éléments incontrôlés du KOB en début de saison.

Plusieurs stades, dont ceux d’Auxerre et Nice sont en effet vandalisés. KOB et les Boulogne Boys profitent de ce fort sentiment de rejet, quelques mois après le drame du Heysel, pour voir le jour. Très vite, pourtant, des problèmes de personnes éclatent chez les Boys, donnant le jour dès mars 1986 à d’autres groupes comme les Gavroches et les Firebirds. Ces divisions freinent pourtant l’ascension du mouvement ultra dans le virage Boulogne. De nombreux incidents émaillent dès lors la tribune entre les tenants des écoles britanniques et italiennes. Il existe un groupe féminin, les Girls, depuis le milieu des années 1980, premier groupe ultra féminin fondé en France. La politique radicale nationaliste et révolutionnaire fait son entrée dans le KOB avec les Jeunesses nationalistes révolutionnaires de Serge Ayoub.