Traité de toxicologie médico-judiciaire PDF

Une réorganisation et traité de toxicologie médico-judiciaire PDF clarification du contenu paraissent nécessaires. Cette branche de l’entomologie concerne typiquement l’étude des insectes nécrophages pour la datation des cadavres dans les enquêtes criminelles. Il existe différents témoignages historiques de l’application ou de connaissances entomologiques dans la résolution d’affaires légales.


Beaucoup de progrès scientifiques ont été réalisés en toxicologie hospitalière clinique et médico-légale, tout comme l’interprétation des résultats obtenus lors des investigations toxicologiques est devenue plus complexe.

Cette nouvelle édition fait le point sur les aspects généraux et analytiques de la toxicologie médico-judiciaire incluant le devenir des xénobiotiques dans l’organisme, le recueil des échantillons, leur analyse, certaines matrices alternatives (salive, cheveu) et des monographies sur l’alcool, les stupéfiants, les produits de substitution et les nouvelles drogues émergentes.
Des thèmes plus spécifiques, tels que la soumission chimique, le diagnostique de noyade, les armes chimiques, la pharmaco-toxico-génétique ou encore toxicologie et internet ont été ajoutés.

Cet ouvrage sera très utile aussi bien pour les débutants que pour les toxicologues chevronnés qui ne peuvent pas être au courant de tous les détails de notre discipline. De plus, ce livre sera utile aux enseignants et aux étudiants en toxicologie, qui peuvent ainsi avoir accès d’une façon simple à des données rassemblées par des spécialistes de haut niveau et ayant une expérience professionnelle approfondie. Il en va de même pour les médecins légistes, les médecins du travail, les juristes et magistrats ou toute autre personne qui souhaite se maintenir informé des moyens à la disposition d’une science biomédicale moderne.

Dans cet ouvrage, il décrivait huit vagues d’insectes, baptisées  escouades , dont la succession connue et immuable devait permettre de dater le décès. La première étape d’une expertise entomologique a lieu sur le site de découverte du corps. Il faut alors prélever des échantillons de l’entomofaune que l’on trouve sur le cadavre et autour de celui-ci : insectes vivants, morts ainsi qu’à différents stades de développement. Une partie est conservée dans l’alcool.

L’autre partie, conservée vivante, est destinée à l’élevage en laboratoire. Ces élevages, réalisés en conditions contrôlées, permettent d’obtenir des insectes adultes. Le temps d’arrivée de ces insectes sur le cadavre. En tenant compte des conditions environnementales, on peut ainsi estimer le délai post mortem du cadavre. L’examen de la faune permet une estimation du délai post mortem, une éventuelle mobilisation du corps ainsi qu’une identification du lieu du décès. Les meilleurs indicateurs parmi les arthropodes sont les diptères.

Des arthropodes nécrophages qui se nourrissent du cadavre. Parmi ces arthropodes nécrophiles, les coléoptères de la famille des Histeridae sont particulièrement abondants. Des arthropodes omnivores se nourrissant à la fois du cadavre et de la faune présente sur le cadavre, comme c’est le cas de certains hyménoptères et de certains coléoptères. Des arthropodes opportunistes dont la présence n’est pas systématique pour tous les cadavres mais due au hasard comme les araignées par exemple. Ceux-ci ne sont donc pas utiles pour l’estimation du délai post mortem. Les insectes volants nécessitent un filet et du papier adhésif de type  attrape-mouche . Les autres insectes une pince à raquette, une pince souple d’entomologie, un pinceau doux, des flacons, des étiquettes, des crayons, un thermomètre et un hygromètre ainsi que des conservateurs.

Ce matériel spécifique complète le matériel de protection et de photographie. Le développement des arthropodes dépend beaucoup des conditions du milieu dans lequel on les trouve. On étudie également le microclimat et l’environnement local. Cette faune est notamment étudiée dans les fermes des morts. On dénombre en tout et pour tout huit escouades différentes, mais seules les trois premières permettent une datation précise.

C les larves implantées dans le cadavre peuvent atteindre l’âge adulte en deux semaines. La deuxième escouade arrive après un mois, attirée par la décomposition des matières fécales. Elle est composée de sarcophagiens et disparaît au 6e mois. Lorsque le corps n’est plus que poussière, après deux ou trois ans, les septième et huitième escouades achèvent le travail de leurs prédécesseurs. La faune des cadavres inhumés est beaucoup moins abondante que celle d’un cadavre laissé à l’air libre puisque les opportunités pour les mouches de pondre sur ce cadavre sont beaucoup moins importantes. Dans ce cas, seules se développeront des larves ayant pu entrer en contact avec le cadavre. Les larves ont été pondues dans la chambre mortuaire de l’individu.

Les larves ont été pondues dans une région proche de celle dans laquelle repose le cadavre. Les larves proviennent de la surface du sol, dans le cas où le cadavre a été enterré à même le sol, ou du cercueil en bois dans lequel repose la dépouille. Intervalle de temps entre la mort et l’enterrement. Durée d’exposition du cadavre dans la chambre mortuaire. La faune présente sur un cadavre inhumé est constituée de mouches et de coléoptères en majorité. Ils apparaissent là aussi successivement sur le cadavre, ce qui permet de dater la mort.

D’après une étude expérimentale faite aux États-Unis et portant sur la succession des insectes et la décomposition des cadavres de porcs immergés, l’eau limite le nombre d’espèces présentes sur le cadavre, ainsi que les Arthropodes nécrophages sur le cadavre. On trouve globalement un tiers des espèces présentes sur un cadavre à l’air libre. L’organisme humain, une fois mort, constitue une énorme réserve en nutriments pour les bactéries ainsi que pour les insectes. La région et sa zone géographique. La décomposition d’un cadavre réunit une faune très diverse d’insectes.

Les insectes nécrophages : diptères, coléoptères, lépidoptères, larves et acariens. La deuxième escouade arrive entre 48h et 72h, attirée par l’odeur du cadavre liée au début de la décomposition du corps. La quatrième escouade, ou escouade coryétienne, arrive au dixième mois. La cinquième escouade, ou escouade silphienne, environ 2 ans après le décès.

Les sixième et septième escouades achèvent le travail de leurs prédécesseurs au bout de deux ou trois ans, lorsque le corps n’est plus que poussière. Cependant cette méthode est loin d’être parfaite et pour de nombreux entomologistes, tel Claude Wyss, elle doit être utilisée avec précaution. Si un cadavre froid est découvert sans faune dans un lieu où des arthropodes sont présents, cela indique que le corps a été conservé dans un lieu isolé, d’autant plus si le corps se trouve en début d’autolyse. Si un cadavre ne comporte que des œufs, alors la phase post mortem est inférieure à 48 h.

Si le cadavre est en voie d’altération et comporte seulement des œufs, alors le corps a été transporté ou déposé sur les lieux depuis moins de 48 h. Pour qu’une espèce nécrophage puisse se développer de l’œuf à l’insecte parfait, il lui faut une somme de température spécifique à l’espèce. Cette somme est calculée en additionnant les moyennes de température par jour, moins l’indice également spécifique à l’espèce. Lorsque la somme est atteinte, elle correspond au jour de ponte de l’espèce.