Trois figures du diable à la Renaissance : L’enfant, la femme et le prêtre PDF

Ce motif, apparu dès la préhistoire, se retrouve dans de très nombreuses civilisations sous des formes diverses. Le mot désigne dans la mythologie grecque une série complexe de galeries trois figures du diable à la Renaissance : L’enfant, la femme et le prêtre PDF par Dédale pour enfermer le Minotaure. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l’on ne trouve aucune étymologie satisfaisante.


La figure du diable et le thème de la possession continuent d’exercer une fascination constante – à preuve les nombreuses productions cinématographiques – chez un public qui a pourtant déserté les églises. Trois figures du diable à la Renaissance est un ouvrage d’histoire qui permet de mettre en lumière les mécanismes entourant la diabolisation des figures de l’enfant, de la femme et du prêtre à la Renaissance. Patrick Snyder démontre bien comment la répression barbare qui entourait les accusations de possession était le fait des pouvoirs civils et non pas ecclésiaux. Voyage étonnant et fascinant au cœur d’une époque troublée, mais aussi invitation à analyser des réflexes qui provoquent, encore aujourd’hui, l’ostracisme envers certaines personnes dans nos sociétés.

Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité. Le labyrinthe du roman Le Nom de la rose est un labyrinthe maniériste et celui où vit Guillaume est suggéré comme étant un rhizome. Le labyrinthe de la mythologie grecque est un labyrinthe  unicursal , dont le parcours, de l’entrée au centre, ne compte pas d’impasse. Le labyrinthe  maniériste  déroulé, quant à lui, se présenterait comme un arbre,  un arbre binaire, du type de celui qu’utilisent les grammairiens et les informaticiens . Il présente un grand nombre de voies mais toutes, exceptée une, mènent à des cul-de-sac. Le labyrinthe en  rhizome  ou  labyrinthe hermétique , un réseau entrelacé et infini de voies dans lequel tout point est connecté à divers autres points mais où rien n’empêche l’instauration, entre deux nœuds, de nouvelles liaisons, même entre ceux qui n’étaient pas reliés avant. Chaque route peut être la bonne, pourvu qu’on veuille aller du côté où on va.

Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d’ours, d’oiseaux ou de serpents. Sur l’île de Gavrinis, en Bretagne, il a été découvert une galerie avec de multiples embranchements. Ces tracés labyrinthiques s’inscrivent toujours dans des lieux sacrés. 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux. Cet édifice aurait d’ailleurs inspiré Dédale pour la construction de la prison qui devait enfermer le Minotaure. L’historien grec Hérodote parle par ailleurs du labyrinthe d’Égypte comme une des Sept Merveilles du monde, si grand et si merveilleux que la grande pyramide paraîtrait bien modeste à ses côtés.