Un espion français à l’Est PDF

Comité pour la Sécurité de l’État, est le principal service de renseignement de l’URSS post-un espion français à l’Est PDF. Le siège du KGB en 1983. Carte de membre du KGB, 1987. Le MGB était la police secrète qui précéda le KGB en URSS.


Dès que le mot « espionnage » est prononcé, le spectre de James Bond surgit, qui masque la réalité propre à l’agent secret. Car loin des fastes qu’évoque le personnage de cinéma, c’est souvent une armée d’anonymes qui, au jour le jour, confère à ce métier ses lettres de noblesse. Pierre Bach est un de ces anonymes. Entré dans la carrière militaire en 1962, il y restera pendant plus de quatre décennies, consacrant le plus clair de son temps à chatouiller l’ogre communiste jusque dans sa tanière. Qu’on en juge. Près de dix années de présence en Allemagne de l’Est où il espionne Soviétiques et forces nationales sous couvert d’appartenance à la Mission militaire française de liaison (MMFL). Il séjourne aussi quatre ans et demi en Hongrie puis trois ans sur le territoire d’une Croatie en pleine ébullition. A Budapest comme à Zagreb en tant que secrétaire d’attaché de Défense, il incarne le renseignement militaire hexagonal. Ce faisant, Pierre Bach côtoie la mort. Il est le témoin direct de l’assassinat d’un sous-officier français, l’adjudant-chef Mariotti, le 22 mars 1984 près de Halle, en Allemagne de l’Est. Là comme en ex-Yougoslavie, on lui tire dessus, il en réchappe. Il prête occasionnellement son concours à des opérations du SDECE, l’ancêtre de la DGSE, tandis que la très redoutée Stasi garde en permanence un oeil sur lui. Tout bien pesé, sa carrière vaut celle d’un James Bond avec cependant une différence, et de taille : dans les pages de cet ouvrage, tout est vrai. Pierre Bach a été un authentique espion, et ce livre est son histoire.

Le KGB a porté le nom de MGB de 1946 à 1954. MGB en un seul et même organisme, appelé le MVD. Un nouveau MVD conservait ses pouvoirs de police judiciaire, alors que le KGB nouvellement créé assumait les fonctions de sécurité intérieure et extérieure, restant sous les ordres du Conseil de ministres. Révolution bolchévique et du Parti communiste de l’Union soviétique. Le KGB obtint de nombreux succès dans les premières années de son existence. Pendant la Guerre froide, le KGB chercha à contrôler, intimider voire liquider les dissidents politiques accusés de  subversion idéologique , tels Alexandre Soljenitsyne ou Andreï Sakharov.

Les services secrets soviétiques sont responsables de la mort au sein de l’Union soviétique de milliers de personnes considérées comme des opposants ou des  ennemis du peuple . Le KGB fut compromis quand son président, le général d’armée Vladimir Krioutchkov, utilisa les ressources internes du KGB pour aider la tentative de putsch de Moscou d’août 1991 qui avait pour but de renverser Mikhaïl Gorbatchev. Nombre d’anciens officiers se sont reconvertis dans la nouvelle économie de marché russe ou dans la politique comme Vladimir Poutine. En Biélorussie et en Transnistrie, le service secret a conservé ce nom. Le KGB avait sa propre unité de forces spéciales « anti terroriste », le Vympel crée en 1981, repris depuis par le FSB dont voici l’écusson. Mais il n’y avait aucun contrôle de ses activités, ni de limites de ses moyens.

Toutes les administrations soviétiques étaient sous surveillance de ce service qui les utilisait comme couverture pour ses missions. De très nombreux étrangers ont travaillé pour l’Union soviétique, que ce soit pour raisons idéologiques, mercantiles ou contraints par un chantage. KGB un service d’analyse des renseignements, ce qui limitait considérablement sa capacité à tirer profit des très nombreux renseignements collectés. Aux missions de paix, il fallait ajouter celles qui incomberaient au KGB dans l’hypothèse d’une guerre. Vladimir Poutine, vêtu de son uniforme du KGB.

Département des organes administratifs du CC du PCUS et avec un avis favorable du Politburo du CC du PCUS. Les présidents du KGB après Iouri Andropov étaient en même temps membres du Politburo du CC du PCUS. Comité du club sportif Dynamo Moscou. Seuls les employés civils étaient réunis en syndicat. Huitième direction générale : sécurité des communications et chiffrement. Direction de la construction militaire : sites militaires stratégiques.