Un jardin sur l’Oronte PDF

Cet article traite du Special Operations Executive en France. Il évoque l’action des différentes sections de ce service secret britannique qui ont été impliquées à des titres divers dans l’action subversive de soutien à la Résistance intérieure dans ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme indiqué dans l’article principal sur le SOE, Winston Churchill confia à ce service secret britannique  action  la mission un jardin sur l’Oronte PDF de soutenir les divers mouvements de résistance par l’action subversive : —  Mettez le feu à l’Europe !


Extrait : Un jour l’Émir de Qalaat reçut une ambassade des chrétiens de Tripoli, désireux d’établir avec lui des rapports de bon voisinage. Il accueillit avec empressement ces porteurs du rameau vert, car il ne rêvait que de jouir en paix de ses richesses, de ses beaux jardins et de son harem, qui passait pour le mieux composé de l’Asie. À leur tête se trouvait un chevalier de vingt-quatre ans, sire Guillaume, plein de coeur, de franchise et d’élan, et qui, malgré sa jeunesse, avait été choisi pour cette mission, parce qu’il excellait dans l’art de bien dire, comme les fameux chevaliers-poètes, et qu’arrivé de France à seize ans, il s’était mis merveilleusement à parler l’arabe. Tout de suite il plut à l’Émir qui avait le goût de renouveler ses plaisirs en les étalant devant un étranger. Et bientôt ils ne se quittèrent plus.

1940 et en le plaçant sous son autorité quasi-directe. Le SOE constitua, en France comme dans les autres pays mais avec davantage d’ampleur, un tissu de réseaux clandestins dirigés par des officiers recrutés et formés par ses soins en Grande-Bretagne. Sur le terrain, ces réseaux se développèrent, en constituant des groupes nouveaux ou en se liant à d’autres groupes, à des réseaux, à des maquis ou à des corps francs existants, sans se préoccuper de leurs obédiences politiques. Le SOE et le rôle qu’il a joué dans la lutte contre l’occupant sont restés longtemps mal connus et encore plus mal reconnus en France. Un pays ne s’honore pas en esquivant sa vérité.

Ce n’est ni diminuer ni démystifier la Résistance française, comme le veulent aujourd’hui certains, que de redonner sa place à l’apport britannique. Cette section française du SOE agissait sans relation avec la France libre. C’est la section la plus importante. Elle donna lieu à la formation d’une centaine de réseaux.

Section DF : chargée de la mise en place des filières d’évasion devant permettre le retour des agents au Royaume-Uni. P : en relation avec les réseaux polonais du nord de la France. Section AL : servait de bureau de liaison avec le ministère de l’Air britannique, elle était chargée des liaisons aériennes clandestines avec le territoire français. Section Stockage-Emballage : responsable des chargements de ravitaillement. Section MT : organisait les écoles d’entraînement spécial qui formaient les agents à la guerre secrète et subversive.

Section Devonshire : travaillait avec les giraudistes. Le nom de ce dernier est particulièrement connu en France, où les réseaux de la section F sont souvent appelés réseaux Buckmaster ou familièrement réseaux Buck. Au poste d’adjoint, Nicolas Bodington, un brillant diplômé d’Oxford de 35 ans, est nommé fin 1940. Correspondant de presse à Paris avant-guerre, il a collaboré à cette époque avec le MI6 et conserve des relations avec son ancien patron Claude Dansey. L’assistante de Buckmaster est Vera Atkins. Major Jacques Vaillant de Guélis, le responsable du briefing.

Major Lewis Gielgud et Selwyn Jepson, responsables du recrutement. Article détaillé : Liste des réseaux de la section F du SOE. Ce nom n’est généralement pas connu sur le terrain, son usage étant destiné aux communications avec Londres. En formant ou en homologuant un réseau, le SOE section F lui donne pour nom de code celui de son chef. Cela a deux conséquences : lorsqu’un réseau change de chef, il change de nom, même si le reste de la structure est inchangé. Exemples : AUTHOR devient DIGGER lorsque Jacques Poirier prend la succession de Harry Peulevé.

Exemple : Claude de Baissac dirige SCIENTIST en Aquitaine en 1942-43 avec le nom de guerre  David , et un autre SCIENTIST en Normandie en 1944 avec le nom de guerre  Denis . Dans les récits, il est utile de les distinguer : SCIENTIST I et SCIENTIST II. Dans la littérature sur le sujet, on observe fréquemment qu’un réseau, comme son chef, soit désigné par une combinaison des deux noms de son chef. Exemple : Jean-Marie Régnier ayant pour code opérationnel MASON et pour nom de guerre  Portos , pour désigner le réseau dont il est le chef, on écrit indifféremment MASON, MASON-Porthos et Porthos-MASON.