Vivre de son art: Histoire du statut de l’artiste (XVe-XXIe siècles) PDF

Vivre de son art: Histoire du statut de l’artiste (XVe-XXIe siècles) PDF à la navigation Sauter à la recherche Cet article présente l’histoire de la mode en France. Elle est déjà présente durant l’Antiquité.


Préface de Béatrice Joyeux-Prunel Musicien(ne)s, écrivain(e)s, plasticien(ne)s, acteurs, actrices ou scénaristes… : tous sont des artistes. Depuis l’émergence de cette catégorie au XVe siècle jusqu’à aujourd’hui, ces praticiens de l’art, auteurs comme interprètes, ont dû négocier des statuts spécifiques et des droits particuliers afin de pouvoir, simplement, vivre de leur art. Face aux évolutions technologiques et à la constitution d’un marché de l’art, il fallut inventer et renforcer un statut social particulier. Son rôle fut et reste le même : palier l’insécurité et la fragilité souvent liées à la condition de créateur, et l’adapter aux nouvelles pratiques et aux réalités socio-politiques changeantes. Comprendre cette histoire longue, ses permanences et ses mutations, telle est l’ambition de cet ouvrage collectif initié par l’association des métiers de la création SMartFr. Des chercheurs de disciplines et d’horizons très divers se sont associés pour lui donner corps, et construire ensemble une approche pluridisciplinaire et croisée. En ce début de XXIe siècle, personne ne remet plus en question le rôle social du créateur. Mais, une fois encore, des révolutions technologiques imposent de repenser le statut de l’artiste et de son oeuvre. C’est à la lumière des expériences passées que nous pourrons, ensemble, inventer les nouvelles formes de protection du travail créatif.

Il existe alors un nombre considérable de divers métiers qui lui sont liés. Cet engouement est tel que, depuis au moins le Moyen Âge, des édits sont publiés afin d’en restreindre l’extravagance. N’arrivant pas à faire diminuer l’importation d’articles de luxe, Louis XIV et Jean-Baptiste Colbert décident de faire de ce pays le premier fabricant au monde de produits de mode. Venise en 1590 et intitulé Habiti Antichi et Moderni di tutto il’Mondo. 1696, répertoriant quelques-unes d’entre elles depuis François Ier jusqu’à Louis XIV.

Guillaume-François-Roger Molé écrit Histoire des Modes Françaises, ou Révolutions du costume en France, Depuis l’établissement de la Monarchie jusqu’à nos jours. Article détaillé : costume au XVIIe siècle. Deux jeunes filles, par Louis Le Nain. Au début du règne de Louis XIV, l’industrie du luxe est placée sous contrôle de la Couronne.

La France devient véritablement l’arbitre du bon-goût et du style en Europe. Louis XIV introduit l’une des tendances majeures de l’époque : celle des perruques de cheveux bouclés portées par des hommes. Une croyance populaire veut que Louis XIV ait commencé à porter ce type de perruques à cause de sa calvitie. Le port de la perruque chez les hommes s’est poursuivi pendant plus d’un siècle, passant par diverses modes. Les femmes portaient des cols plus effilés, car le décolleté était élargi jusqu’aux épaules. Elles portaient le plus souvent des jupes en forme de cloches et des corselets avec un grand décolleté.

Article détaillé : costume au XVIIIe siècle. Le monde pré-industriel n’était pas indifférent à l’apparence, mais celle-ci avait pour fonction de théâtraliser la hiérarchie sociale. Directoire, mais les vêtements des courtisans frappent par leur splendeur. Le grand seigneur porte sur son dos sa richesse foncière, pour la montrer, au risque de la dilapider. L’indépendance d’esprit de l’aristocratie se manifeste à certaines époques par la mise en valeur libertine du corps.