Vous, Marcel Proust : Journal imaginaire de Céleste Albaret PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Vous, Marcel Proust : Journal imaginaire de Céleste Albaret PDF pages de Du côté de chez Swann avec les notes de révision faites à la main par l’auteur.


Jeune provinciale, épouse d’un  » taxi « , Odilon Albaret, Céleste Gineste devient en 1914 à la fois la gouvernante, la messagère, la presque confidente et le  » souffre-douleur  » de Marcel Proust. Le couple partage dès lors la vie de l’écrivain jusqu’à sa mort, en 1922. Odilon est le chauffeur et Céleste la bonne fée d’un homme qui  » mélange la nuit avec le jour « , a des impatiences de pacha et des amitiés extravagantes. D’un homme que Céleste voit se consumer dans une chambre close à écrire sur ses genoux, avec un  » petit porte-plume d’écolier « . Entre deux visites aux maisons du vice. Là-dessus Monsieur et Céleste se mentent… Céleste n’a pas seulement prêté quelques traits au personnage romanesque si vivant de Françoise, elle connut presque tous les amis de Proust. En lui tenant la main, avec l’autorité d’une fervente de La Recherche, Lina Lachgar imagine le journal qu’elle aurait pu rédiger, avec ses souvenirs, ses émotions, ses hargnes – elle détestait les  » soi-disant secrétaires de Monsieur  » -, les expressions si spontanées qu’elles touchent au vrai des choses :  » Monsieur était toujours l’extrême des autres « , et au cœur de l’émotion :  » Depuis votre départ, je suis dans nulle part…  »  » Désormais sans vous, je ne fabrique que du chagrin. Mes larmes s’arrangent entre elles. Je suis toujours à vos ordres, Monsieur. Vous n’avez qu’à ordonner. Mais vous n’ordonnez plus rien. J’attends quand même.  » Poète on ne peut plus singulière, et passionnée, on le sait, par l’œuvre de Marcel Proust, Lina Lachgar, tient la gageure d’une évocation qui devrait étonner les amoureux de La Recherche.

En considérant ce découpage, son écriture et sa publication se sont faites parallèlement, et la conception même que Proust avait de son roman a évolué au cours de ce processus. Pourtant des écrivains de renom comme Lucien Daudet, Edith Wharton et Jean Cocteau ne tarissent pas d’éloges sur ce premier tome. Article détaillé : Du côté de chez Swann. Pendant longtemps, il ne se souvint que de cet épisode de ses séjours dans la maison de sa grand-tante. Et puis, un jour, sa mère lui proposa une tasse de thé et des madeleines, qu’il refusa dans un premier temps puis finit par accepter. Cette partie de la vie du narrateur n’était pas seulement marquée par le drame du coucher.

Un amour de Swann est une parenthèse dans la vie du narrateur. Elle prépare la partie de la Recherche dans laquelle le héros connaîtra des souffrances similaires à celles de Swann. Adulte, le narrateur compare, différencie ces chambres. Article détaillé : À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Paris, et toute une partie intitulée Autour de Madame Swann marque l’entrée de notre héros dans la maison des parents de Gilberte Swann. Il s’y rend sur invitation de sa jeune amie, pour jouer ou goûter.

Il est si épris qu’une fois rentré chez ses parents, il fait tout pour orienter les sujets de conversation sur le nom de Swann. Il est heureux et fier de sortir dans Paris avec les Swann. C’est au cours d’un dîner chez eux qu’il rencontre l’écrivain Bergotte, dont il aime les livres depuis longtemps. Il est désappointé : le vrai Bergotte est à mille lieues de l’image qu’il s’était forgée de lui à la lecture de ses œuvres ! Sa relation avec Gilberte évolue : ils se brouillent et le narrateur décide de ne plus la voir. Peu à peu il parvient à se détacher d’elle, à ne plus ressentir que de l’indifférence à l’égard de Gilberte.

Il reste néanmoins lié avec Odette Swann. Article détaillé : Le Côté de Guermantes. Le Côté de Guermantes : Ce volet est divisé en deux parties, dont les événements se déroulent essentiellement à Paris : les parents du narrateur y changent de logement et vivent désormais dans une partie de l’hôtel des Guermantes. Il rend donc visite à son ami qui le reçoit avec une très grande gentillesse et est aux petits soins pour lui. De retour à Paris, le héros s’aperçoit que sa grand-mère est malade.

Rachel, que le narrateur identifie comme une ancienne prostituée qui travaillait dans une maison de passe. Dans ce volet, le narrateur découvre que l’homosexualité est très présente autour de lui. Il fait un deuxième séjour à Balbec. Cette fois-ci, il est seul, sa grand-mère est morte. Cela l’amène à faire des comparaisons avec son premier séjour dans cette station balnéaire. En se déchaussant, il se souvient qu’alors, sa grand-mère avait tenu à lui ôter elle-même ses souliers, par amour pour lui. La Prisonnière : Le narrateur est de retour à Paris, dans la maison de ses parents, absents pour le moment.

Il y vit avec Albertine, et Françoise, la bonne. Les deux amants ont chacun leur chambre et leur salle de bains. Le narrateur fait tout pour contrôler la vie d’Albertine, afin d’éviter qu’elle donne des rendez-vous à des femmes. Albertine s’est enfuie de chez le narrateur alors que celui-ci commençait à ressentir la plus complète indifférence pour elle. Cela provoque un nouveau revirement de son cœur.