Voyage en Afrique urbaine : Urbanisation, modernité et société PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La géographie sociale est une branche voyage en Afrique urbaine : Urbanisation, modernité et société PDF la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L’objectif est d’appréhender l’organisation des sociétés et d’apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. La géographie culturelle : un courant américain ? On considère aujourd’hui l’épistémologie comme  une étude critique des sciences .


Au-delà des aléas d’une démocratisation toujours en chantier et d’indicateurs de développement très contrastés, l’Afrique est inéluctablement en voie d’urbanisation rapide. Dans un contexte marqué par l’exacerbation des identités et la mondialisation des échanges, où le continent sert de banc d’essai au nouvel équilibre des forces entre la Chine et les Etats-Unis, l' » urbanisation des moeurs  » progresse davantage encore que le développement de l’espace urbain lui-même. Certaines villes ont pris une dimension métropolitaine : Lagos, Abidjan, Kinshasa, Johannesburg ou Dakar témoignent ainsi de ce  » décollage  » urbain. D’autres villes font plutôt face, comme Nouakchott, N’Djamena ou Ouagadougou à une organisation foncière, urbaine et sociale en partie calquée sur les pratiques du monde rural. Dans tous les cas, cette urbanisation à marche forcée ne va pas sans difficulté. L’apparition d’une nouvelle  » modernité  » africaine dérange ainsi les schémas établis et bouscule nos certitudes… Cet ouvrage collectif se propose de déceler ces mutations de l’Afrique tant sous l’angle urbain que sociétal. L’usage croissant du téléphone portable et d’Internet, la recherche d’un tourisme  » durable  » ou d’une gestion plus avisée des ressources en eau, la communication internationale de Durban, la présence de la modernité en architecture ou encore l’actualité de la question foncière à Addis-Abeba comme en Mauritanie, permettent d’aborder une réalité multiforme et complexe qu’il s’agit d’explorer dans le sens d’une meilleure compréhension des enjeux urbains et d’un accès plus large à la connaissance de cette  » Afrique des villes  » en pleine émergence.

Cette réflexion épistémologique a tardé à venir en géographie et est la réponse à une crise disciplinaire. 1960, les géographes font le constat que la nouvelle géographie ne résout pas les problèmes de la société. Les géographes veulent alors fonder une géographie capable de penser les problèmes de la société et de construire des outils pour les résoudre. Ces géographies sont à la fois sociales et critiques. La géographie sociale considère que la société est productrice d’espace. On assiste ensuite, au début des années 1980, à un renouveau de la géographie sociale. Ils définissent l’inégalité sociale comme une inégalité spatiale.

L’objectif de la géographie sociale est de fonder une géographie de l’action, ouverte sur la société et sur les grandes questions sociales qui impliquent l’espace géographique. Plusieurs géographes ont avancé l’idée d’une inutilité d’une géographie sociale se distinguant de la géographie tout court. Michel Lussault qui considèrent que le spatial rend déjà très bien compte du social, qu’il n’y a pas de spatial sans social. La géographie sociale est une notion plus récente.

Elle apparaît en 1982 pour la première fois avec la tenue à Lyon d’un colloque dont les actes ont été publiés sous la direction de D. La géographie culturelle est marquée par le nom de Paul Claval. Elle est officiellement fondé en 1992 avec la parution de la revue Géographie et Cultures. La géographie sociale est marquée par des géographes de gauche et marxistes comme Pierre Georges ou Robert Hérin. L’espace est la traduction des rapports de production d’une société. La géographie doit avoir un regard critique et responsable vis-à-vis des inégalités sociales et elle doit traiter les différences et les disparités.

La géographie culturelle considère l’espace comme une traduction liée aux faits des systèmes de valeur, des idéologies et des langages symboliques. En tenant compte de l’évolution des approches de l’espace vécu, cette idée cherche à donner à la géographie sociale un nouveau fondement. Guy Di Méo aussi prend acte du renversement de l’ordre des facteurs. Cependant, il ancre sa pensée dans la dialectique de l’espace réel et des sujets sociaux.