Zambèze PDF

Afrique australe, le 4e fleuve du continent par la longueur, après le Nil, le Congo et le Niger. Long de 2 750 kilomètres, il prend sa source en Zambie, fait une courte incursion en Angola, revient en Zambie dont il délimite les frontières avec la Namibie, puis sur 400 m avec le Botswana et ensuite avec le Zimbabwe. Les chutes Victoria sont l’endroit le plus spectaculaire du cours du Zambèze : zambèze PDF entre la Zambie et le Zimbabwe, elles constituent la plus grande cataracte du monde avec leurs 1 700 mètres de large et 108 mètres de haut. En amont de ces chutes, le fleuve coule dans la plaine du Barotseland, qu’il inonde périodiquement.


Est-ce une chance pour ma paresse de n’être pas romancier, un écrivain voyageur absorbe témoignages et sources, livres et documentation, c’est admirable ; ici, je ne sais pas ce que je fais, entre poème et dérives, fragments lâches et proses méditatives, j’avance à l’aveuglette, en croisant les espaces, ainsi que je l’ai toujours fait, et ainsi qu’au fond nous faisons tous dans la vie, parce qu’il nous manque l’instant d’après.

La puissance hydroélectrique du fleuve est concentrée sur deux grands barrages. Congo et les bassins du Zambèze est une ceinture bien délimitée de buttes relevées, tombant abruptement au nord et au sud, et s’étendant presque d’est en ouest entre les 11e et 12e parallèles. Après s’être écoulé vers le sud-ouest pendant environ 240 km, le fleuve oblique vers le sud et est rejoint par de nombreux affluents. D’une altitude de 1 500 mètres à sa source, le fleuve tombe à une altitude d’environ 1 100 mètres à Kakengi, à 350 km en aval. Victoria, le niveau du bassin est très uniforme, diminuant de seulement 180 mètres. Luanginga se trouve Lealui, une des capitales du peuple Lozi qui occupe en Zambie la région semi-autonome du Barotseland.

Au-delà de Lealui, le fleuve oblique vers le sud-est. Il continue à recevoir de nombreux petits ruisseaux sur sa rive gauche, mais sa rive droite ne reçoit pas d’affluents durant 240 km, jusqu’au confluent avec la rivière Kwando. Au-delà de la jonction avec le Kwando, le Zambèze se dirige alors pratiquement plein est. Ici, le fleuve, très large et peu profond, coule assez lentement. En atteignant le rebord oriental du grand plateau central africain, il s’engage dans une sorte de gouffre et plonge littéralement. Ce sont les célèbres et majestueuses chutes Victoria.

Les chutes Victoria sont considérées comme la frontière entre la limite supérieure et moyenne du Zambèze. En aval, le fleuve continue à couler droit vers l’est pendant environ 200 km, coupant perpendiculairement à travers les murs de basalte de 20 à 60 mètres, séparés par des collines de 200 à 250 m de haut. Kariba, créé en 1959 avec l’achèvement du barrage Kariba. La Luangwa et la Kafue sont les deux affluents les plus importants sur la rive gauche du Zambèze. Les dangereux rapides connus autrefois sous le nom de Kebrabassa ont été submergés en 1974 au moment de la mise en eau du barrage de Cahora Bassa. Le cours inférieur du Zambèze, soit 650 km à partir de Cahora Bassa jusqu’à l’océan Indien est navigable, bien que le fleuve soit peu profond en de nombreux endroits durant la saison sèche. Cette faible profondeur survient quand le fleuve entre dans une large vallée et s’étale en un large lit.

160 km de son embouchure, le Zambèze reçoit le drainage du lac Malawi par la rivière Shire. En approchant de l’océan Indien, le fleuve se divise en de nombreuses branches et forme un large delta. La région drainée par le Zambèze est un vaste plateau, au rebord abrupt, de 900 à 1 200 mètres d’altitude, constitué au centre de couches métamorphiques isolées et dans le secteur des chutes Victoria de roches magmatiques. Le Zambèze possède de nombreux affluents.

Certains des plus importants sont décrits ici, en partant de l’amont. Le Kabompo s’écoule depuis les hautes terres formant la ligne de partage des eaux entre les systèmes du Congo et le Zambèze. Zambèze au nord de la ville de Lukulu. La rivière Kwando, le plus important des affluents de la rive droite naît en Angola, et forme la frontière entre la Zambie et l’Angola sur une partie de son cours, avant d’obliquer vers le sud, puis enfin vers l’est pour rejoindre le Zambèze. Le plus large des affluents du Zambèze moyen, la Kafue, prend sa source en Zambie dans la province du Copperbelt, non loin de la frontière avec la République démocratique du Congo, à une altitude de 1 350 mètres dans un secteur forestier dense. La Luangwa, plus à l’est, est également un important affluent, né au nord-ouest du lac Malawi, près duquel il coule parallèlement dans son cours supérieur. Généralement, la Luangwa s’écoule dans une vallée plate encadrée par les escarpements assez abrupts des plateaux avoisinants.

Son lit est peu profond mais rapide, quoique relativement large. Au-delà, le Zambèze reçoit l’apport de diverses rivières provenant du nord Zimbabwe, telles la Shangani, la Sanyati ou encore l’Hanyani. Le premier Européen à visiter le fleuve intérieur du Zambèze est le portugais António Fernandes en 1511 et encore en 1513, dans le but de rendre compte des conditions commerciales et des activités de l’intérieur de l’Afrique centrale. La première exploration du haut Zambèze a été faite par David Livingstone dans son exploration depuis le Bechuanaland entre 1851 et 1853. Deux ou trois ans plus tard, il a descendu le Zambèze à son embouchure et, au cours de ce voyage, a découvert les chutes Victoria. Durant les 35 années suivantes, peu d’exploration de la rivière ont eu lieu. En 1889, le canal de Chinde au nord des principales bouches de la rivière a été découvert.

Le fleuve abrite une population d’animaux nombreux et variés. Les hippopotames abondent au long des sections calmes du fleuve, tout comme de nombreux crocodiles. Des varans sont présents en de nombreux endroits. Le Zambèze compte également plusieurs centaines d’espèces différentes de poissons, dont quelques-unes endémiques de ce biotope. La population de la vallée du fleuve du Zambèze est estimée à environ 32 millions.

Les communautés habitant près du fleuve pratiquent la pêche de façon extensive, et de nombreuses personnes viennent de loin pour pêcher. Certaines villes de Zambie situées sur les routes menant vers le fleuve appliquent, en dehors de tout texte officiel,  des taxes de pêche  envers ceux qui emportent du poisson pêché dans le Zambèze vers d’autres parties du pays. Le fleuve est fréquemment interrompu de rapides et, de ce fait, n’a jamais constitué une importante route de transport sur longue distance. Plusieurs grands ponts traversent le fleuve le long de son cours.