Zoos PDF

Ota Zoos PDF, pygmée congolais exposé au zoo du Bronx de New York en 1906. Christophe Colomb ramène en 1492 six Indiens qu’il présente à la cour d’Espagne.


Cet ouvrage passionnant et documenté retrace l’histoire des ménageries et jardins zoologiques en Occident. Fourmillant d’anecdotes, l’ouvrage d’Éric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier nous fait pénétrer dans les coulisses de cette institution méconnue. Mais son ambition est aussi d’offrir au lecteur une contribution inédite à l’histoire politique, culturelle, sociale et esthétique de l’Occident.
(Cette édition numérique reprend, à l’identique, l’édition originale de 1998)

L’animal sauvage n’a jamais cessé de fasciner les hommes. Afin de nourrir leur passion pour les collections, ils inventèrent les zoos, ces lieux uniques où s’exprime leur désir de dominer la nature pour mieux la connaître. Dans cet ouvrage passionnant et documenté, Eric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier retracent l’histoire des ménageries et jardins zoologiques en Occident. Ils montrent ainsi comment, à partir du XVIe siècle, les aristocrates de l’âge baroque mettent en scène quantité de bêtes exotiques dans leurs ménageries. Enfermés, au service d’un pouvoir soucieux de se montrer, les animaux suscitent aussi la passion des naturalistes et éveillent la curiosité du peuple. Au XIXe siècle, l’urbanisation et la colonisation favorisent la multiplication des jardins zoologiques où les animaux, importés par milliers, sont dressés à jouer le rôle de fauves vaincus, de bétail domestiqué ou de gentils compagnons devant un public toujours plus nombreux. Aujourd’hui, le zoo ne va plus de soi : interpellé par la disparition de la faune sauvage, il se doit d’offrir à un public nostalgique le mirage d’une nature préservée et à ses détracteurs l’illusion d’un sauvetage des espèces en perdition. Fourmillant d’anecdotes, l’ouvrage d’Éric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier nous fait pénétrer dans les coulisses de cette institution méconnue. Mais son ambition est aussi d’offrir au lecteur une contribution inédite à l’histoire politique, culturelle, sociale et esthétique de l’Occident.
(Cette édition numérique reprend, à l’identique, l’édition originale de 1998)

Barnums, puis allant délibérément réinvestir des zoos existants. Coney Island, freak show où l’exposition de peuples non-occidentaux est supplantée par la mise en scène de  monstres , d’ idiots . Un village congolais a été reconstitué et montré à Bruxelles lors de l’Exposition universelle de 1958. Une levée de boucliers mit fin à ce projet dont il ne resta plus, dans le parc, qu’un  village africain  dans les cases duquel on a pu voir pendant des années des reptiles et des oiseaux.

Depuis 1999, avec entre autres l’émission Big Brother, la télévision est devenu le principal vecteur de création de zoos humains contemporains : c’est la thèse que défendent des chercheurs comme Nicolas Bancel, avec son équipe, mais aussi Olivier Razac. L’opération se voulait humanitaire : récolter des fonds pour construire des puits, des dispensaires et des écoles au sud du Cameroun. Exploités sexuellement, vulnérables aux ravages de l’alcool, ils servent d’attraction touristique pour des safaris humains. Londres a accueilli des pensionnaires humains sur la montagne aux ours. En 2007, des Pygmées ont été hébergés dans le zoo de Brazzaville pour le festival de musique panafricaine.

En 2014, Brett Bailey présente Exhibit B, une série de tableaux vivants qui évoquent les zoos humains. Mullan, Bob et Marvin Garry, Zoo culture: The book about watching people watch animals, University of Illinois Press, Urbana, Illinois, 2e édition, 1998, p. Canaques de la Nouvelle-Calédonie à Paris en 1931. De la case au zoo  par Isabelle Leblic dans le Journal de la Société des océanistes, 1998, numéro 107 p.

Musée du quai Branly, Exhibitions: l’invention du sauvage, Actes sud, 2011, p. Jean Copans, L’Ethnologie: idées reçues sur l’ethnologie, Le Cavalier Bleu Editions, 2016, p. Françoise Lancelot, Un safari parc transformé en exposition coloniale, L’Humanité, 13 avril 1994. Olivier Razac, Avec Foucault, après Foucault, Éditions L’Harmattan, 2008, p. Allan Kaval,  North Sentinel : derrière la mort d’un missionnaire, une longue histoire de résistance , sur lemonde. Voir, par exemple, Barbara Krief, Raciste, « Exhibit B » ?

Spectacle et domestication des expositions coloniales à Loft Story, Olivier Razac – Paris, Denoël, 2002. Philippe David,  Présence des Sénégalais dans les  villages noirs  de France et d’Europe , dans Senegalia. Félicien Cattier dénonciateur du zoo humain de l’exposition de Tervuren en 1897. Zoos humains : entre mythe et réalité, par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Sandrine Lemaire, sur Groupe de recherche ACHAC – Colonisation, immigration, post-colonialisme – article fondamental sur ce concept.

Ces zoos humains de la République coloniale, article de N. Lemaire, dans le Monde diplomatique, août 2000, no 557. L’invention du sauvage au musée du quai Branly, du 29 novembre 2011 au 3 juin 2012. Pascal Blanchard et Olivier Barlet,  Les zoos humains sont-il de retour ? Des zoos humains aux apothéoses coloniales : l’ère de l’exhibition de l’autre , Africultures, 1 décembre 2001. Rechercher les pages comportant ce texte.